C2S : une protection efficace, mais des restes à charge en optique liés aux besoins spécifiques

Le 15 Janvier 2026

La complémentaire santé solidaire (C2S) joue un rôle central dans l’accès aux soins des ménages modestes. D’après les données 2021 issues du Système national des données de santé, huit bénéficiaires sur dix n’ont aucun reste à charge ou un reste à charge quasi nul sur l’ensemble de leurs dépenses de santé. L’optique demeure un poste où des restes à charge, bien que rares, peuvent être élevés pour une minorité de bénéficiaires, en particulier car les paniers ne sont pas toujours adaptés aux besoins.

Complementaire sante solidaire

Si 80 % des bénéficiaires de la C2S paient moins d’un euro de reste à charge et 10 % moins de 30 euros par an, les 10 % restants, qui supportent les restes à charge les plus élevés, doivent en assumer en moyenne 250 euros. Ces restes à charge proviennent pour l’essentiel des soins dentaires et des dispositifs médicaux (neuf dixièmes du total).

En 2021, 22 % des bénéficiaires de la C2S ont eu recours à l’optique. Parmi eux, près de 80 % n’ont supporté aucun dépassement grâce au recours massif au panier C2S, contre 7% des non-bénéficiaires de la C2S. Pour l’ensemble des bénéficiaires recourant à l’optique, le reste à charge moyen s’élève à 36 euros sur l’année. Pour les 10 % des bénéficiaires de la C2S aux restes à charge les plus élevés, il s’élève à 77 euros pour l’optique. Ces montants sont liés à des choix de lunettes hors panier C2S, motivés par des considérations de confort, d’esthétique ou par une inadéquation de l’offre standard à certains besoins visuels spécifiques.

Ces résultats soulignent l’efficacité du dispositif, mais mettent en évidence la nécessité d’une adaptation continue des paniers de soins aux besoins réels des patients.