Si 80 % des bénéficiaires de la C2S paient moins d’un euro de reste à charge et 10 % moins de 30 euros par an, les 10 % restants, qui supportent les restes à charge les plus élevés, doivent en assumer en moyenne 250 euros. Ces restes à charge proviennent pour l’essentiel des soins dentaires et des dispositifs médicaux (neuf dixièmes du total).
En 2021, 22 % des bénéficiaires de la C2S ont eu recours à l’optique. Parmi eux, près de 80 % n’ont supporté aucun dépassement grâce au recours massif au panier C2S, contre 7% des non-bénéficiaires de la C2S. Pour l’ensemble des bénéficiaires recourant à l’optique, le reste à charge moyen s’élève à 36 euros sur l’année. Pour les 10 % des bénéficiaires de la C2S aux restes à charge les plus élevés, il s’élève à 77 euros pour l’optique. Ces montants sont liés à des choix de lunettes hors panier C2S, motivés par des considérations de confort, d’esthétique ou par une inadéquation de l’offre standard à certains besoins visuels spécifiques.
Ces résultats soulignent l’efficacité du dispositif, mais mettent en évidence la nécessité d’une adaptation continue des paniers de soins aux besoins réels des patients.