Diabète : « la rétine ne se remplace pas », rappelle la SFO

Le 29 Octobre 2026

La rétinopathie diabétique peut s’installer sans que l’on s’en aperçoive. À l’approche de la Journée mondiale du diabète, le 14 novembre, la Société française d’ophtalmologie (SFO) rappelle qu’un diabète bien contrôlé et des traitements au bon moment font la différence.

Par la rédaction
Diabete

« La rétine ne se remplace pas. Le diabète peut l’endommager sans que l’on s’en aperçoive. » C'est le message que souhaite faire passer la SFO. Pourquoi faire contrôler ses yeux lorsque l’on voit bien ? Quel rôle joue l’équilibre du diabète ? Quels traitements permettent de préserver la vision ? 

Un enjeu documenté

Selon Santé publique France, plus de 3,8 millions de personnes étaient traitées pour un diabète en 2023, soit 5,6 % de la population ; dans son Baromètre 2024, l’agence relève que 7,1 % des adultes se déclarent diabétiques. Or la rétinopathie diabétique est la première cause de cécité avant 65 ans, rappelait l’ARS Grand Est en 2023 : une complication « sur laquelle il est possible d’agir », puisqu’un examen de la rétine tous les deux ans permet de la dépister précocement et de la traiter dès la phase initiale.

 Le défi n’est pas nouveau. Dès 2010, la Haute Autorité de santé relevait qu’environ la moitié seulement des patients diabétiques bénéficiaient d’une consultation ophtalmologique annuelle. Pour élargir l’accès au dépistage, l’Assurance maladie a organisé un circuit de télémédecine dans lequel un orthoptiste réalise les rétinographies, lues ensuite à distance par un ophtalmologiste. Ce circuit de télémédecine a été progressivement mis en œuvre à partir de la fin de l'année 2013, avant d'être pleinement encadré et généralisé par décret en décembre 2014. 

Et l’opticien ?

En tant que professionnels de santé de proximité, les opticiens ont un rôle à jouer dans le dépistage. C'est l'une des cinq priorités du plaidoyer commun du ROF, du Synom et de l'AOF présenté à l'occasion du Silmo. Il s’agit de « développer et systématiser le dépistage visuel, en proximité », notamment lors du renouvellement des équipements et dans le suivi de certaines pathologies chroniques, tout en maintenant la responsabilité médicale de l’ophtalmologiste pour le diagnostic.