D’un côté, on transfère 1 milliard d’euros de dépenses vers les complémentaires, avec pour conséquence probable des hausses decotisations pour les Français. De l’autre, on veut restreindre leur accès à l’information et leur capacité à comparer les offres. C’est une double peine qu’aucune étude d’impact ne justifie.
indique Patrice Camacho, Secrétaire Général en charge de la santé Krys Group.
Dans son communiqué, le groupe rappelle qu'en optique comme en audition, les équipements répondent d’abord à un besoin de santé identifié par un professionnel, comme le soulignait l'étude menée en septembre 2025 par Galliléo Business Consulting auprès de 3 001 porteurs de lunettes. 92 % déclaraient renouveler leurs lunettes avant tout en raison d’un besoin visuel ou médical. Plus encore, 87 % des achats interviennent après l’examen d’un professionnel de santé ayant constaté une évolution de la vue, dans neuf cas sur dix un ophtalmologiste.
Interdire la publicité ne fera donc pas disparaître les besoins visuels ou auditifs des Français, mais risquerait de réduire leur capacité à s’informer, comparer les offres, les services et les prix. Moins de publicité, implique moins de choix et moins de concurrence
Krys Group rappellet que la publicité ne se résume pas à une promotion commerciale, mais permet avant tout d’informer sur les solutions disponibles, les innovations, la prévention et les services proposés par les professionnels.
La mesure d'interdiction de la publicité en optique et audition est prévue par arrêté ce qui pourrait impliquer une mise en place très rapide, dès la fin du mois.