Selon le Baromètre de la santé visuelle réalisé par OpinionWay pour l’AsnaV, 32 % des Français déclarent souffrir de fatigue visuelle, soit plus de 10 millions d’actifs concernés. Par ailleurs, la généralisation des outils numériques a transformé durablement les conditions de travail. Ainsi, 80 % des emplois du secteur tertiaire impliquent un usage intensif des écrans (source : Insee, 2025). Même les ouvriers sont désormais concernés : 35 % utilisent des écrans dans leur activité professionnelle (source : Dares, 2022).
Cependant, il existe un important décalage entre perception et réalité. En effet, les Français estiment passer 4h35 par jour devant un écran, au lieu des plus 12 heures réelles. Malgré cela, ils consultent peu: seuls 50% des Français ont réalisé un contrôle visuel au cours des 12 derniers mois et 48 % ne portent pas systématiquement leur correction devant un écran.
Le télétravail pose aussi problème puisque l'environnement de travail est moins bien contrôlé (postures prolongées, ergonomie insuffisante, moins de prévention). 44 % des télétravailleurs déclarent souffrir de troubles visuels spécifiques et plus d’un sur deux affirme ne pas avoir été informé sur l’adaptation de son poste à domicile. Pourtant, le Code du travail impose aux employeurs de prévenir les risques liés à la vision et de simples mesures permettent de limiter ces effets: éclairage adapté, ergonomie du poste de travail ou pauses visuelles régulières.
La santé visuelle a également un impact direct sur la sécurité des salariés en déplacements sur la route. Entre 22 et 25 % des conducteurs déclarent présenter un défaut visuel mal ou non corrigé et 68 % ont déjà ressenti une gêne visuelle au volant, notamment la nuit ou par mauvaises conditions météorologiques.
L’AsnaV invite les entreprises à mettre en place des journées de tests visuels et d’information pour leurs salariés, et se tient à leur disposition pour les accompagner dans cette démarche.