Le syndicat exprime son inquiétude face à une telle mesure qui introduirait une contrainte administrative lourde pour les professionnels. Dans le détail, le SNAO rappelle que les prises en charge orthoptiques nécessitent souvent des suivis prolongés et que la facturation intervient en général à la fin de série de séances. De ce fait, ce nouveau délai de 4 mois rendrait certains soins non facturables.
Par ailleurs, la moindre erreur administraive entraînant actuellement l'annulation d'une facture et sa réémission, ce délai impliquerait qu'un acte effectué pourrait ne jamais être rémunéré.
Enfin, le syndicat fait le parallèle avec les hôpitaux qui, eux, disposent d'un délai d'un an pour facturer les actes à l'AMO. Il souligne que l'application d'une règle plus stricte aux professionnels de ville ne serait pas cohérent et impacterait directement l'accès aux soins visuels de proximité et le suivi des publics fragiles.