(New) Portrait décalé : Angélique Subery opticienne passionnée

Le 27 Octobre 2026

Opticienne diplômée depuis 1997, à la tête de trois magasins Atol en Bretagne depuis 25 ans, Angélique Subery se dit « passionnée » avant tout. Quelques questions pour apprendre à la connaître !

Par la rédaction
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Ma musique préférée « Du Céline en ce moment, parce que c’est Céline, quoi ! Et si quelqu’un a des places pour son prochain concert, je suis preneuse ! »

Ma passion coupable « Les voyages ! C’est mon échappatoire. Entre ma vie de maman, d’entrepreneuse, de manager et d’opticienne, les journées sont bien remplies ! Quand on se lance dans l’entrepreneuriat, les vacances passent souvent au second plan. Pendant des années, je n’ai pas toujours pu m’offrir cette liberté. Aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir profiter du fruit de mon travail. »

Ma monture préférée « La Multitude d’Atol. Je change de style et de couleur quand ça me chante, grâce à un simple clip. Depuis que je l’ai, je ne la quitte plus. Je choisis en fonction de la couleur de ma tenue. Et quand il y a du soleil, je prends un clip solaire. »

La techno la plus intéressante « Le Color Touch et son dégradé photochro-mique. J’étais assez réticente dans le passé avec les verres photochromiques, mais ils ont énormément évolué ! Ils réagissent beaucoup plus vite à la lumière et offrent aujourd’hui une vraie palette de couleurs. »

La phrase que les clients me disent tout le temps « “Moi, je veux ce qu’il y a de gratuit !” Ce n’est pas tout le monde, évidemment, mais c’est un profil qui revient souvent, encore plus avec les tensions sur le pouvoir d’achat. Et je le comprends ! Aujourd’hui, on a de quoi proposer des solutions qui s’adaptent au budget de chacun, notamment avec le 100 % Santé. Alors moi, je réponds avec le sourire : “On va d’abord regarder ce dont vous avez besoin pour votre vue !” Parce que mal s’équiper, ça peut coûter encore plus cher ! Et puis, il faut savoir mettre un peu d’humour dans la rela-tion avec les clients. »

Le meilleur conseil de pro qu’on m’ait donné « Je le dois à mon premier maître de stage, en 1995. À l’époque, on faisait encore les montages à la main. Pendant six semaines, il m’a fait tailler des verres de rebut et, le soir, il me notait comme un prof. Au bout de trois jours, je ne voulais plus y aller ! Mais aujourd’hui, je le remercie, car je suis capable de réali-ser n’importe quel montage. C’est lui qui m’a tout appris côté technique. »

La marque ou le créateur qui m’inspire « Ophélie, la fondatrice de Zac Lunettes. Je l’ai rencontrée à Beaune il y a un an et demi. Elle a une énergie folle, malgré son jeune âge et un parcours personnel qui n’a pas été facile. Elle a lancé le reconditionnement de lunettes, une filière que la profession n’est pas encore prête à accueillir, alors que le reconditionnement existe partout ailleurs, dans les téléphones, les vélos, les voitures... Elle déniche des pépites de grandes marques et les propose à un prix accessible. »

Si je pouvais faire évoluer une chose dans l’optique... « L’image réductrice de l’opticien-vendeur. Je suis fière d’être opticienne diplômée. Nous ne sommes pas médecins, mais des professionnels de santé de proximité, avec une expertise, du conseil et une vraie relation de confiance. Quand j’ai eu mon diplôme en 1997, dire qu’on était opticien, ça comptait ! Je pense qu’il faut redonner ses lettres de noblesse à notre métier.»

Ce que j’aimerais que l’on dise de mon magasin « Tu as besoin de lunettes ? Va chez Angé-lique, elle est top ! »

Si je n’avais pas été opticienne... « J’aurais vendu des patates ! Mes parents sont grossistes en fruits et légumes. Après cinq ans de métier, j’ai eu un coup de ras-le-bol et mon père m’a proposé de travailler à ses côtés, tout en m’encourageant à monter mes propres magasins. C’est ce que j’ai fait. »

Un message à un jeune opticien qui se lance « N’abandonne pas ! Ce métier est un vrai bonheur au quotidien, aucune journée ne ressemble à la précédente. C’est un métier à la fois technique, lié à la santé visuelle et très tourné vers la mode, qui évolue à toute vitesse, notamment avec les lunettes connectées. Si on se contente de se dire “je vends une monture et deux verres”, on passe à côté de tout ce que ce métier peut nous offrir. Chez Atol, on valorise le fait qu’il y a plusieurs métiers dans notre métier ! »