Le principe : les opticiens partenaires deviennent des points de collecte de montures usagées, intégrés à l'écosystème de reconditionnement développé par Lunettes de Zac. Chaque monture collectée est valorisée selon l'un de trois circuits — 20 % sont reconditionnées pour la revente, 30 % données à des associations, 50 % recyclées en nouvelles matières —, le reconditionnement lui-même étant confié à des personnes en insertion professionnelle. Pour l'opticien, l'intérêt est double : une offre différenciante en magasin (montures certifiées, garanties deux ans, jusqu'à 60 % moins chères que le neuf) et des outils clé en main (corners PLV, collecte simplifiée, rapport d'impact RSE valorisable auprès de la clientèle) sans alourdir sa marge.
Le timing n'est pas anodin. Novacel cite deux études à l'appui de sa démarche : 47 % des Français se disent prêts à choisir des montures reconditionnées (Odoxa pour Harmonie Mutuelle, 2024), et 7 sur 10 prévoient d'acheter davantage de seconde main d'ici cinq ans (Viavoice, 2025). « En tant que verrier fabricant, nous avons la responsabilité de guider la filière vers des pratiques plus vertueuses », résume Jenkiz Saillet, directeur général de Novacel.
Cette annonce s'inscrit dans une dynamique plus large : elle fait écho au Prix de l'Entreprise Engagée du Silmo, présenté plus haut dans cette newsletter, où l'économie circulaire figure déjà parmi les critères distinctifs de plusieurs finalistes. Reste à savoir si d'autres verriers suivront ce positionnement, à quelques jours d'un Silmo Paris où la RSE occupera un espace dédié.