Le Rof rappelle également ses engagements concrets : une lutte active contre la fraude, et une proposition structurée pour améliorer l’accès aux soins visuels dans les territoires.
Téléconsultation et téléexpertise : deux pratiques bien différentes
Le Rof réaffirme son soutien à la téléconsultation, réalisée au sein des magasins d’optique et qui repose sur un échange en direct entre le patient et l’ophtalmologiste, assisté ou non d’un orthoptiste. En revanche, le Rof observe depuis plusieurs années le développement de dispositifs qualifiés de « téléexpertise », qui peut donner lieu à une ordonnance sans donner lieu à un échange entre le patient et le médecin. Ces pratiques mettent en cause la sécurité des patients. Le Rof dénonce depuis plusieurs mois les pratiques et solutions proposées par les sociétés de téléexpertise, et il soutient la position du conseil d’administration du Snof, de lancer des procédures ordinales à l’encontre des prescripteurs exerçant dans ce cadre. Dans l’intérêt des patients comme des professionnels, le Rof demande depuis plusieurs années que les règles applicables soient clairement établies. Les Assises de la télémédecine, qui portaient notamment sur la filière visuelle, se sont achevées au printemps 2026 sans apporter de réponse définitive sur ce point.
Si la téléexpertise est un acte médical légal, son usage détourné en ophtalmologie ne l’est pas. Les patients et les opticiens ont besoin de règles claires et sécurisées. En attendant, nous soutenons pleinement la téléconsultation, qui repose sur un échange direct avec le médecin.
déclare Jean-François Porte, opticien et président du Rof.
Sur la fraude, le ROF agit déjà
Le Snof soulève, dans son communiqué, une suspicion de fraudes liée aux dépenses de contactologie.
Le Rof rappelle sa détermination à lutter efficacement contre la fraude et le préjudice réputationnel subi par notre filière.
Le Rof, dans le cadre de ses travaux sur la blockchain permettant la traçabilité des lentilles, a identifié dès novembre 2025 une différence entre les montants estimés de dépense en contactologie et l’évaluation du marché faite par les industriels, dont il a fait part à la Drees.
Face au constat des fraudes touchant l’optique, le Rof a fait le choix d’agir plutôt que d’attendre, en mettant en place une solution de blockchain. A l’automne 2026, cinq verriers partenaires, des enseignes du Rof, des opticiens indépendants et des éditeurs de logiciels métiers doivent entrer dans sa phase pilote.
Le rôle d’un syndicat professionnel est aussi de protéger la profession contre les comportements qui lui portent atteinte. Le Rof combat donc les pratiques frauduleuses.
Défendre la profession, c’est d’abord défendre les opticiens qui exercent leur métier dans le respect des règles.
Le ROF partage cette exigence de traçabilité et a choisi d’y répondre concrètement. Lutter contre la fraude, c’est aussi protéger les opticiens qui travaillent honnêtement et préserver la confiance dans toute la profession. La porte est ouverte à tous les acteurs de la filière, y compris aux complémentaires santé.
précise Jean-François Porte.
Pour le Rof, les deux exigences vont de pair : lutter fermement contre les dérives et la fraude, tout en développant des solutions légales et sécurisées permettant à tous les patients d’accéder aux soins visuels.