100% Santé: l’Assurance Maladie propose de faire évoluer l’offre

Dans un rapport qui vient de paraître (Améliorer la qualité du système de soins et maîtriser les dépenses. Propositions de l’Assurance Maladie pour 2023), l’Assurance Maladie dresse un bilan du 100% Santé en optique et propose de faire évoluer l’offre en y intégrant les verres freinateur de myopie et en augmentant les prix limites de ventes des verres pour les très fortes corrections.

Moins de renoncement aux soins

En 2022, la part des verres et montures relevant du panier 100% Santé, y compris pour les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, était de de 16,0 %, contre 15,1 % pour l’année 2021 et 13,9 % en 2020. La part des équipements comprenant au moins un dispositif 100 % Santé était, elle, de 18,1 % au premier trimestre 2022, contre 17,2 % en 2021 et 15,8 % en 2020. Néanmoins, la réforme n’a pas entraîné, comme pour les audioprothèses, une hausse significative du recours. En revanche, les renoncements aux soins en optique sont en diminution: ils représentaient 6 % du nombre total de cas de renoncement aux soins traitées par les Missions Accompagnement Santé en 2021, contre 12 % en 2019.

Des contrôles à différents niveaux

Au 1er trimestre 2022, les plafonds d’honoraires et de prix (hors C2S) étaient respectés pour :  99,8 % des verres et montures du panier 100 % Santé.


L’Assurance Maladie rappelle que pour l’optique, le non-respect d’un prix limite de vente prévu dans le cadre de l’offre 100 % Santé entraine la restitution du dépassement par le professionnel de santé auprès de l’Assurance Maladie, qui procède à un remboursement du même montant auprès de l’assuré.


Des contrôles ont, par ailleurs, été mis en place dans 49 départements. Les opticiens sélectionnés pour ces contrôles faisaient partie de ceux dont le taux de dispensation de l’offre 100 % Santé était le plus faible au niveau national. Sur 192 magasins contrôlés, 85 d’entre eux respectent l’ensemble des règles de présentation de l’offre 100 % Santé ou présentent un très faible écart à la réglementation. Des anomalies ont été constatées dans 107 magasins. Elles sont liées à la présentation des montures 100 % Santé en magasin (74%), la présentation des montures en magasin et l’offre sur les devis (18%) et la présentation de l’offre sur les devis (8%). 34 décisions de pénalité financière ont été prises par l’Assurance Maladie, avec un montant montant moyen de 2 187 €.

Proposition d’évolutions de la réforme

L’Assurance Maladie propose de faire évoluer l’offre pour mieux prendre le compte les très fortes corrections et l’innovation. Elle a, en effet, constaté que, pour les très fortes corrections, les prix limites de vente, fixés dans le cadre du panier 100% santé, sont peu adaptés. L’intégration des verres de freination de myopie est aussi étudié. L’impact financier d’une telle mesure sera l’objet de discussions au sein du comité économique des produits de santé, mais le rapport estime qu’une enveloppe de 5 à 10 M€ pour l’Assurance maladie obligatoire et complémentaire pourrait permettre d’envisager une intégration de ces deux évolutions au 100% Santé.

La filière enfin unie autour d’un Livre Blanc

Le Conseil interprofessionnel de l’optique annonce la publication du 1er Livre Blanc réunissant l’ensemble de la filière, des syndicats d’opticiens aux industriels de l’optique en France.

A la veille d’une nouvelle mandature, ce document collectif définit, à l’horizon 2030, une vision commune sur les enjeux de santé visuelle. Il liste 13 objectifs et 34 propositions concrètes pour répondre aux besoins de soins sur tout le territoire et garantir l’accès à une offre d’équipements optiques de qualité et adaptée aux besoins de chaque patient.
Ces mesures seront présentées lors d’une conférence de presse le mardi 12 avril.
Le CIO souhaite mobiliser autour de ce Livre Blanc l’ensemble des 55 000 acteurs de la filière optique, pour être les moteurs d’une stratégie de santé visuelle à la hauteur des défis.

Le CIO regroupe CASOPI (syndicat des Centrales d’Achat au Service des OPticiens Indépendants), la FNOF (Fédération Nationale des Opticiens de France), le ROF (Rassemblement des Opticiens de France), le SYNOM (Syndicat National des centres d’Optique Mutualistes) et le GIFO (Groupement des Industriels et Fabricants de l’Optique).

 

100% santé

100% Santé, bientôt des sanctions contre les opticiens

Ce matin a eu lieu un comité de suivi de la réforme du 100% Santé. A cette occasion, Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé s’est félicité des résultats de la réforme et a annoncé les prochains axes « d’amélioration » du dispositif dont d’éventuelles sanctions contre les opticiens ne jouant pas le jeu.  

Le bilan chiffré

Dix millions de Français ont bénéficié du 100% Santé depuis son déploiement, dont 4 millions rien que pour l’optique. Dans notre secteur, cela a représenté 17% des ventes réalisées en 2021 soit 1,3 million d’équipements (12,1% d’équipements complets Classe A, 3,4% Verres classe A/ Monture classe B et 1,3% Monture classe A/ Verres Classe B). Pour l’audiologie, l’objectif du Gouvernement est atteint avec une hausse de 77% du nombre de patients équipés d’une aide auditive entre 2019 et 2021. Depuis le début de la réforme, 800 000 aides auditives 100% Santé ont été délivrée. Sur les 11 premiers mois de l’année 2021, 39% des équipements achetés sont issus dans l’offre 100% Santé remboursée.

Communication et sanctions au programme

Pour rester en adéquation avec les besoins des Français, une réactualisation du panier de soins est envisagée. Il s’agit notamment de tenir compte des évaluations technologiques. Des négociations seront engagées au printemps.
Afin de consolider l’impact de la réforme, le Gouvernement souhaite aussi la faire connaître au plus grand nombre et compte donc communiquer prochainement. Il mise également pour cela, sur les professionnels de terrain tels que les opticiens et les audioprothésistes qui doivent obligatoirement proposer le 100% Santé. A ce sujet, la DGCCRF a d’ailleurs mené une enquête dans les points de vente dont les résultats devraient être connus prochainement. D’autres campagnes de contrôle devraient être déployées. En cas de manquement, des sanctions financières seront appliquées, pouvant aller jusqu’à 4% du CA de l’entreprise et pouvant être doublé en cas de récidive, pour non présentation de l’offre ou non remise d’un devis, entre autre.
Une enquête de satisfaction auprès des assurés est aussi prévue.

Une pétition pour mettre fin aux déserts médicaux en ophtalmologie

Le Rassemblement des Opticiens de France (ROF) met en avant l’épineux sujet des déserts médicaux en ophtalmologie. Pour cela, le syndicat a fait appel à Opinion Way qui a réalisé une étude en décembre 2021. Fort de chiffres alarmants (56% des Français attendent plus de 4 mois pour un rendez-vous avec un ophtalmologiste), il lance une pétition sur un site dédié, Soinsenvue.fr.

Des résultats édifiants

L’étude menée par Opinion Way en décembre 2021 sur un échantillon de 2000 personnes, représentatives de la population française, révèle que 56 % des Français doivent attendre plus de quatre mois pour un rendez-vous chez un ophtalmologiste, et un Français sur trois doit attendre plus de six mois (29%). Concernant les prises de rendez-vous, près d’un tiers des Français s’est déjà vu refuser au moins une fois un rendez-vous chez un ophtalmologiste pour eux-mêmes ou leur enfant et 70 % des Français ont le sentiment que les délais de rendez-vous se sont allongés ces dernières années. A l’inverse, seuls 4 % ont le sentiment que les délais ont diminués.

Les opticiens, solution de proximité sous-utilisée

Selon les chiffres de la DREES, 49 départements ont moins de sept ophtalmologistes pour 100 000 habitants. Or, à l’inverse, les opticiens ont un maillage territorial dense et des dispositifs facilitant l’accès aux soins visuels existent. Problème: ces derniers sont peu connus. Ainsi, seuls 47 % des Français savent que leur opticien peut, suite à un examen de la vue, renouveler leurs équipements optiques pendant 3 à 5 ans (durée de validité de leur ordonnance selon leur âge). 79 % n’ont même jamais utilisé ce dispositif, alors que 93 % des personnes interrogées ayant déjà eu recours à cette solution sont satisfaites.

Pour diminuer les délais de rendez-vous, les opticiens ont un rôle à jouer, en collaboration avec les ophtalmologistes et les orthoptistes. D’ailleurs, 89% des Français considèrent avoir un accès facile aux opticiens et magasins d’optiques et 79% leur feraient confiance pour réaliser d’autres actes que la vente de lunettes et d’équipements optiques comme l’accès à la téléconsultation en magasin.
En partenariat avec les ophtalmologistes et les orthoptistes, les opticiens peuvent aller plus loin et apporter des solutions simples et concrètes pour favoriser un accès fluide et rapide aux consultations médicales, pour tous et n’importe où sur le territoire.

Les propositions du ROF

Le syndicat propose quatre solutions concrètes, pour améliorer l’accès aux soins visuels:
• Mieux faire connaître la possibilité de renouveler ses lunettes ou lentilles chez son opticien grâce à des campagnes de communication menées par les pouvoirs publics.
• Allonger la durée de validité des ordonnances de lunettes ou de lentilles (actuellement compris entre 1 et 5 ans selon l’âge) pour faciliter leur renouvellement chez les opticiens et les orthoptistes.
• Permettre aux opticiens de proposer des téléconsultations avec un ophtalmologiste directement depuis leur magasin.
• Permettre aux opticiens de participer aux campagnes nationales de prévention et de dépistage visuels, auprès des adultes comme des enfants, en soutien des ophtalmologistes et les orthoptistes.

Une pétition en ligne

Le ROF appelle les Français  à se mobiliser en signant une pétition en ligne, disponible sur le site Soinsenvue.fr.  Pour appuyer cela, une campagne d’affichage sera lancée dès le 24 janvier dans 17 villes françaises directement concernées par cette réalité de désert médical visuel. Des kits de communication (affiches, vitrophanies, leaflet, etc.) sont disponibles pour les opticiens et la campagne sera aussi déclinée sur les réseaux sociaux.

 

Un 2ème livret edité par le CCNOF pour faire évoluer la profession

Le Conseil du Collège National des opticiens de France poursuit ses travaux sur la filière et le métier d’opticien de santé. Après avoir posé les bases d’un référentiel d’activités et de compétences dans un 1er livret paru en 2020, il détaille aujourd’hui ces différents points dans un 2ème volet. Une adresse mail dédiée (livret2@cnof-opticiens.org) a été créée afin de permettre aux opticiens d’apporter leur contribution pour obtenir un résultat vraiment collaboratif.

Le collège mène, depuis six ans, une réflexion de fond sur la filière et le métier. Ceci a permis de mettre en exergue le référentiel de 10 activités :

  1. Réalisation d’une prise en charge individualisée du patient
  2. Réalisation d’un examen de la vision
  3. Réalisation de prises de mesures
  4. Choix et réalisation d’un équipement
  5. Réalisation d’une adaptation en lentilles de contact
  6. Réalisation de prises en charge spécifiques
  7. Prévention santé
  8. Gestion des ressources
  9. Veille professionnelle, réalisation de travaux de recherche
  10. Formation et informations des professionnels et des futurs professionnels

Dans ce second livret, le CCNOD détaille chacune de ces activités et les compétences associées. Cette approche permettra ensuite de définir comment évaluer les compétences requises et donc de refonder la formation pour intégrer un cycle universitaire paramédical en trois ans (sept écoles ayant un partenariat avec des universités sont d’ailleurs associées aux travaux). Une expérimentation pourrait être mise en place dès le 2ème semestre 2022.

Le livret est disponible ici ou téléchargeable sur le site du CNOF . Les retours des opticiens sont attendus à l’adresse : livret2@cnof-opticiens.org.
Une synthèse devrait être réalisée début mars.

 

luz

Un Dixième+, le concept basse vision de Luz

Convaincue que la mise en avant d’une expertise pointue est un véritable levier de différenciation, la centrale Luz développait, il y a 10 ans, la spécialisation dans la vision de l’enfant avec OptiKid. Forte du succès de cette initiative, elle a lancé, au printemps, Les lunetiers sportifs, dédié au conseil et à l’équipement des porteurs pour leurs activités sportives. Aujourd’hui, Luz poursuit sa dynamique avec Un Dixième+, son concept Basse Vision et pathologies rétiniennes. 

Aujourd’hui, près de 2 millions de personnes touchées par la basse vision et l’allongement de la durée de vie fait apparaître de nombreuses pathologies rétiniennes. Or, peu d’opticiens sont spécialisés. Luz propose donc un programme complet de spécialisation clé en main pour les opticiens indépendants adhérents à la centrale. Le Concept ne se limite pas à la vision de près, mais construit son approche autour des trois visions : vision de loin dynamique / vision de loin statique / vision de près.
Les solutions proposées par les opticiens Un Dixième+ vont ainsi pouvoir apporter plus de sécurité et de confort aux personnes atteintes de pathologies rétiniennes et leur redonner un peu d’autonomie.

Le programme de la spécialisation

1/ Un cycle de formations pour acquérir l’expertise et les bonnes pratiques pour la prise en charge de ces patients.
2/ Une équipe de délégués à l’information médicale pour accompagner l’opticien sur le terrain médical et paramédical, notamment avec les relations prescripteurs.
3/ Un pack de démarrage composé de produits et de solutions sur-mesure incontournables à avoir en tant qu’expert.
4/ Des supports de communication et des outils marketing exclusifs réalisés surmesure pour communiquer localement et faire connaître son expertise auprès de tous (patients de différentes tranches d’âge, aidants, ophtalmologues, orthoptistes, …)

Myopie infantile: un standard thérapeutique bientôt établi

Le World Council of Optometry (WCO) et CooperVision s’associent
pour établir et promouvoir un standard thérapeutique pour traiter la progression de la myopie.

Selon les prévisions, la myopie affectera la vision d’environ cinq milliards de personnes dans le monde d’ici 2050, soit plus du double des chiffres actuels. Or, la progression de la myopie est liée à la progression de pathologies oculaires, comme la cataracte, le décollement de la rétine, le glaucome et la maculopathie myopique, pouvant entrainer cécité ou malvoyance.

 » (…) Malgré l’augmentation de la prévalence et de la gravité de cette affection et de ses effets néfastes sur la santé oculaire, il n’existe pas de protocole de soin établi et validé pour enrayer la progression de la myopie. C’est un mauvais service rendu à notre profession, à nos patients et à la santé publique », a déclaré Paul Folkesson, président du World Council of Optometry. « Avec CooperVision, qui a joué un rôle déterminant dans la prise en charge de la myopie au cours de la dernière décennie, nous pouvons avoir un impact encore plus important en fournissant des plateformes, des outils et le soutien nécessaires à de nouveaux progrès. »

Une initiative mondiale

Les recommandations officielles seront basées sur des preuves scientifiques, sans parti pris pour une méthode de traitement particulière et seront les nouveaux standards de soin, accessibles et partagés dans tous les pays. Le partenariat entre le WCO et CooperVision permettra d’établir une base scientifique mondiale comprenant des ressources et des programmes multilingues de prise en charge de la myopie.

« L’organisation mondiale de l’optométrie et CooperVision partagent la vision d’une planète où la myopie de l’enfant est contrôlée efficacement, et pas seulement corrigée « , a déclaré Gary Orsborn, vice-président international des affaires professionnelles, médicales et cliniques de CooperVision. « Le WCO est une autorité reconnue, écoutée et respectée partout dans le monde, sa voix est puissante, et nous sommes ravis de nous associer à elle sur ce sujet important. »

homere

Découvrez Homère, l’étude nationale sur la déficience visuelle

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100% santé, le Gifo demande le report de l’exigence d’un code fabricant

Le Gifo (Groupement des industriels et fabricants de l’optique) était convié au ministère de la Santé le 15 septembre dans le cadre du Comité de suivi de la réforme «100% santé». A cette occasion, le syndicat a souligné que les verriers et les lunetiers se sont mobilisés pour que la réforme deviennent une réalité dans le secteur de l’optique. Ils ont collectivement joué le jeu et répondu aux attentes des pouvoirs publics et des porteurs en proposant plus de 1 000 références de verres et des milliers de montures en classe A.
Le succès de la réforme est d’ailleurs corroboré par les chiffres du ministère de la Santé lui-même : 17,7% des lunettes remboursées par l’Assurance Maladie Obligatoire en janvier-février 2020 relevaient du «100% santé», alors que le dispositif n’a vraisemblablement pas encore atteint son rythme de croisière.
Le GIFO a toutefois rappelé le prix payé par la filière de fabrication pour le succès de cette réforme, alors que ces verres et ces montures «100% santé» ne sont pas fabriqués en France. Le syndicat n’a pas manqué de pointer la difficile quadrature du cercle pour un Gouvernement récemment engagé en faveur de la relocalisation des capacités de production en France, notamment s’agissant des industries de santé.
Alors que la filière est durement fragilisée en 2020 par la mise en place du «100% santé» lui-même, ses dysfonctionnements opérationnels du début d’année et l ’impact de la crise sanitaire, le GIFO a demandé au ministère de la Santé de reporter l’exigence d’un code fabricant pour le remboursement d’une lunette afin de ne pas exposer les entreprises à un potentiel nouveau chaos technique au 1er janvier 2021, que les entreprises ne seraient pas en capacité de supporter. Cette demande est également soutenue par les syndicats d’opticiens.

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PlanVue, le programme qui dépiste et traite les troubles visuels en milieu scolaire

Helen Keller Europe, association humanitaire engagée dans la lutte contre la cécité évitable et la malnutrition, met en œuvre le programme PlanVue à l’école afin de prévenir et/ou traiter les troubles visuels des enfants et adolescents. 

Qu’est ce que PlanVue?

Ce programme, déployé en partenariat avec des acteurs publics et privés, comprend la sensibilisation des élèves, familles et enseignants, le dépistage des troubles visuels par des orthoptistes, l’examen médical par des ophtalmologistes locaux, et l’équipement en lunettes par des opticiens du territoire pour les enfants qui en ont besoin, sans reste à charge pour les familles. Une phase pilote a été réalisée en 2018-2019 dans 5 établissements scolaires REP (Réseau d’éducation prioritaire) de Nanterre (92) et l’opération a été étendue en 2019-2020 auprès de 8 autres établissements REP + de la même préfecture. PlanVue est reconduit pour l’année 2020-2021 auprès de ces 13 établissements (environ 1000 élèves). Sur l’année scolaire 2019-2020, PlanVue avait révélé une prévalence des troubles visuels chez 38 % des élèves âgés de 5 à 1 6 ans (sur 1 072 élèves testés), un taux qui s’élève à 43 % en REP + (contre 33 % en REP).

« Un quart des écoliers du réseau d’éducation prioritaire souffrent de troubles visuels. Non détectés, ceux-ci peuvent avoir un impact significatif sur leur scolarité mais aussi sur leur intégration dans la société. De fait, la vue des enfants est un enjeu de santé publique. C’est pourquoi, nous avons développé, avec l’aide de partenaires opérationnels et financiers, le
programme PlanVue au cœur de l’école afin de dépister et traiter les troubles visuels le plus tôt possible. », commente Alix de Nicolay, Directrice Générale d’Helen Keller Europe.

Comment cela fonctionne?

Le programme se déploie en 5 phases clés tout au long de l’année scolaire.

  1. Sensibilisation des élèves, familles et enseignants à l’importance de la santé visuelle avec des activités ludo-éducatives pour les élèves, des séances d’information et d’échange pour les familles, et des formations pour les enseignants.
  2. Dépistage des troubles visuels par des orthoptistes du territoire partenaires, avec le soutien de la Médecine Scolaire.
  3. Examen médical par des ophtalmologistes locaux afin de diagnostiquer les élèves repérés avec des troubles visuels, en présence des familles, sans reste à charge pour ces dernières.
  4. Équipement : les élèves ayant besoin de lunettes sont orientés et accompagnés vers des opticiens partenaires et équipés de deux paires, toujours sans reste à charge pour les familles.
    Tout enfant ayant besoin de soins urgents est orienté vers l’hôpital Necker-Enfants malades, où un accès prioritaire est mis en place.
  5. Retour sur expérience par l’équipe du programme afin d’assurer le suivi et améliorer les différents points clés du projet.

« Nous espérons élargir ce programme à de nouveaux territoires d’ici 2022 avec l’aide de nouveaux partenaires afin d’apporter une solution pragmatique aux barrières d’accès aux soins visuels des enfants et adolescents. », commente Chantal Piani, Présidente d’Helen Keller Europe.