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Un Dixième+, le concept basse vision de Luz

Convaincue que la mise en avant d’une expertise pointue est un véritable levier de différenciation, la centrale Luz développait, il y a 10 ans, la spécialisation dans la vision de l’enfant avec OptiKid. Forte du succès de cette initiative, elle a lancé, au printemps, Les lunetiers sportifs, dédié au conseil et à l’équipement des porteurs pour leurs activités sportives. Aujourd’hui, Luz poursuit sa dynamique avec Un Dixième+, son concept Basse Vision et pathologies rétiniennes. 

Aujourd’hui, près de 2 millions de personnes touchées par la basse vision et l’allongement de la durée de vie fait apparaître de nombreuses pathologies rétiniennes. Or, peu d’opticiens sont spécialisés. Luz propose donc un programme complet de spécialisation clé en main pour les opticiens indépendants adhérents à la centrale. Le Concept ne se limite pas à la vision de près, mais construit son approche autour des trois visions : vision de loin dynamique / vision de loin statique / vision de près.
Les solutions proposées par les opticiens Un Dixième+ vont ainsi pouvoir apporter plus de sécurité et de confort aux personnes atteintes de pathologies rétiniennes et leur redonner un peu d’autonomie.

Le programme de la spécialisation

1/ Un cycle de formations pour acquérir l’expertise et les bonnes pratiques pour la prise en charge de ces patients.
2/ Une équipe de délégués à l’information médicale pour accompagner l’opticien sur le terrain médical et paramédical, notamment avec les relations prescripteurs.
3/ Un pack de démarrage composé de produits et de solutions sur-mesure incontournables à avoir en tant qu’expert.
4/ Des supports de communication et des outils marketing exclusifs réalisés surmesure pour communiquer localement et faire connaître son expertise auprès de tous (patients de différentes tranches d’âge, aidants, ophtalmologues, orthoptistes, …)

Myopie infantile: un standard thérapeutique bientôt établi

Le World Council of Optometry (WCO) et CooperVision s’associent
pour établir et promouvoir un standard thérapeutique pour traiter la progression de la myopie.

Selon les prévisions, la myopie affectera la vision d’environ cinq milliards de personnes dans le monde d’ici 2050, soit plus du double des chiffres actuels. Or, la progression de la myopie est liée à la progression de pathologies oculaires, comme la cataracte, le décollement de la rétine, le glaucome et la maculopathie myopique, pouvant entrainer cécité ou malvoyance.

 » (…) Malgré l’augmentation de la prévalence et de la gravité de cette affection et de ses effets néfastes sur la santé oculaire, il n’existe pas de protocole de soin établi et validé pour enrayer la progression de la myopie. C’est un mauvais service rendu à notre profession, à nos patients et à la santé publique », a déclaré Paul Folkesson, président du World Council of Optometry. « Avec CooperVision, qui a joué un rôle déterminant dans la prise en charge de la myopie au cours de la dernière décennie, nous pouvons avoir un impact encore plus important en fournissant des plateformes, des outils et le soutien nécessaires à de nouveaux progrès. »

Une initiative mondiale

Les recommandations officielles seront basées sur des preuves scientifiques, sans parti pris pour une méthode de traitement particulière et seront les nouveaux standards de soin, accessibles et partagés dans tous les pays. Le partenariat entre le WCO et CooperVision permettra d’établir une base scientifique mondiale comprenant des ressources et des programmes multilingues de prise en charge de la myopie.

« L’organisation mondiale de l’optométrie et CooperVision partagent la vision d’une planète où la myopie de l’enfant est contrôlée efficacement, et pas seulement corrigée « , a déclaré Gary Orsborn, vice-président international des affaires professionnelles, médicales et cliniques de CooperVision. « Le WCO est une autorité reconnue, écoutée et respectée partout dans le monde, sa voix est puissante, et nous sommes ravis de nous associer à elle sur ce sujet important. »

homere

Découvrez Homère, l’étude nationale sur la déficience visuelle

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100% santé, le Gifo demande le report de l’exigence d’un code fabricant

Le Gifo (Groupement des industriels et fabricants de l’optique) était convié au ministère de la Santé le 15 septembre dans le cadre du Comité de suivi de la réforme «100% santé». A cette occasion, le syndicat a souligné que les verriers et les lunetiers se sont mobilisés pour que la réforme deviennent une réalité dans le secteur de l’optique. Ils ont collectivement joué le jeu et répondu aux attentes des pouvoirs publics et des porteurs en proposant plus de 1 000 références de verres et des milliers de montures en classe A.
Le succès de la réforme est d’ailleurs corroboré par les chiffres du ministère de la Santé lui-même : 17,7% des lunettes remboursées par l’Assurance Maladie Obligatoire en janvier-février 2020 relevaient du «100% santé», alors que le dispositif n’a vraisemblablement pas encore atteint son rythme de croisière.
Le GIFO a toutefois rappelé le prix payé par la filière de fabrication pour le succès de cette réforme, alors que ces verres et ces montures «100% santé» ne sont pas fabriqués en France. Le syndicat n’a pas manqué de pointer la difficile quadrature du cercle pour un Gouvernement récemment engagé en faveur de la relocalisation des capacités de production en France, notamment s’agissant des industries de santé.
Alors que la filière est durement fragilisée en 2020 par la mise en place du «100% santé» lui-même, ses dysfonctionnements opérationnels du début d’année et l ’impact de la crise sanitaire, le GIFO a demandé au ministère de la Santé de reporter l’exigence d’un code fabricant pour le remboursement d’une lunette afin de ne pas exposer les entreprises à un potentiel nouveau chaos technique au 1er janvier 2021, que les entreprises ne seraient pas en capacité de supporter. Cette demande est également soutenue par les syndicats d’opticiens.

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PlanVue, le programme qui dépiste et traite les troubles visuels en milieu scolaire

Helen Keller Europe, association humanitaire engagée dans la lutte contre la cécité évitable et la malnutrition, met en œuvre le programme PlanVue à l’école afin de prévenir et/ou traiter les troubles visuels des enfants et adolescents. 

Qu’est ce que PlanVue?

Ce programme, déployé en partenariat avec des acteurs publics et privés, comprend la sensibilisation des élèves, familles et enseignants, le dépistage des troubles visuels par des orthoptistes, l’examen médical par des ophtalmologistes locaux, et l’équipement en lunettes par des opticiens du territoire pour les enfants qui en ont besoin, sans reste à charge pour les familles. Une phase pilote a été réalisée en 2018-2019 dans 5 établissements scolaires REP (Réseau d’éducation prioritaire) de Nanterre (92) et l’opération a été étendue en 2019-2020 auprès de 8 autres établissements REP + de la même préfecture. PlanVue est reconduit pour l’année 2020-2021 auprès de ces 13 établissements (environ 1000 élèves). Sur l’année scolaire 2019-2020, PlanVue avait révélé une prévalence des troubles visuels chez 38 % des élèves âgés de 5 à 1 6 ans (sur 1 072 élèves testés), un taux qui s’élève à 43 % en REP + (contre 33 % en REP).

« Un quart des écoliers du réseau d’éducation prioritaire souffrent de troubles visuels. Non détectés, ceux-ci peuvent avoir un impact significatif sur leur scolarité mais aussi sur leur intégration dans la société. De fait, la vue des enfants est un enjeu de santé publique. C’est pourquoi, nous avons développé, avec l’aide de partenaires opérationnels et financiers, le
programme PlanVue au cœur de l’école afin de dépister et traiter les troubles visuels le plus tôt possible. », commente Alix de Nicolay, Directrice Générale d’Helen Keller Europe.

Comment cela fonctionne?

Le programme se déploie en 5 phases clés tout au long de l’année scolaire.

  1. Sensibilisation des élèves, familles et enseignants à l’importance de la santé visuelle avec des activités ludo-éducatives pour les élèves, des séances d’information et d’échange pour les familles, et des formations pour les enseignants.
  2. Dépistage des troubles visuels par des orthoptistes du territoire partenaires, avec le soutien de la Médecine Scolaire.
  3. Examen médical par des ophtalmologistes locaux afin de diagnostiquer les élèves repérés avec des troubles visuels, en présence des familles, sans reste à charge pour ces dernières.
  4. Équipement : les élèves ayant besoin de lunettes sont orientés et accompagnés vers des opticiens partenaires et équipés de deux paires, toujours sans reste à charge pour les familles.
    Tout enfant ayant besoin de soins urgents est orienté vers l’hôpital Necker-Enfants malades, où un accès prioritaire est mis en place.
  5. Retour sur expérience par l’équipe du programme afin d’assurer le suivi et améliorer les différents points clés du projet.

« Nous espérons élargir ce programme à de nouveaux territoires d’ici 2022 avec l’aide de nouveaux partenaires afin d’apporter une solution pragmatique aux barrières d’accès aux soins visuels des enfants et adolescents. », commente Chantal Piani, Présidente d’Helen Keller Europe.

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Les intentions d’achat des Français en optique toujours au plus haut

Un nouveau sondage OpinionWay pour le GIFO fait le point sur l’impact de la crise Covid-19 sur les achats d’optique. Au fur et à mesure que le déconfinement progresse, les Français sont de moins en moins nombreux à vouloir reporter leur achat de lunettes et de lentilles de contact.

La résilience du marché de l’optique se confirme : les budgets sont maintenus voire augmentés et le renoncement à s’équiper est quasi inexistant. Attentifs au respect des règles sanitaires pour revenir en magasin, les porteurs ne sont toutefois pas tentés par l’achat en ligne, mais voient plutôt d’un bon œil l’intégration des nouvelles technologies dans leur parcours patient.

Des intentions d’achat au plus haut

Pour  la grande majorité des personnes interrogées, la crise sanitaire n’a pas impacté leur projet d’achat de lunettes correctrices, de lentilles ou de solaires.  Seuls 1 à 3% des sondés déclarent renoncer à leur achat du fait de la crise sanitaire. Entre 2 et 4% du panel considèrent même que le confinement leur a donné envie d’acheter ce type de produits! La part des consommateurs qui déclarent suspendre leur achat en attendant que les conditions sanitaires soient meilleures tombe à 20%.

Les mesures utiles en magasin

Parmi les mesures utiles pour favoriser leur retour dans les magasins d’optique, les clients plébiscitent :

  • la désinfection régulière des lunettes à essayer dans le magasin (88%)
  • faire porter un masque aux opticiens (86%)
  • proposer une protection-masque, ou gels hydroalcooliques-(84%)
  • faire porter un masque aux clients (83%).
Les achats en ligne peu plébiscités

Pour s’équiper de lunettes correctrices ou de lentilles de contact, seuls 7% des personnes interrogées préféreraient réaliser leur achat en ligne, une baisse de 3 points par rapport au sondage de mai. Si les intentions d’achat en ligne restent à un niveau très faible, les porteurs marquent toutefois un certain intérêt pour de nouvelles pratiques développées pendant le confinement :

  • 27% estiment que proposer une prise de RDV sur Internet serait utile pour favoriser le retour des clients en magasin d’optique;
  • 21 % considèrent les systèmes «click&collect» u ti l es également à cette fin;
  • 31 % des personnes interrogées sont prêtes à recourir à la télémédecine en ophtalmologie.
Côté budget et produits, peu de changement

L’impact de la crise reste modéré sur les achats en optique :

  • 81 % des porteurs entendent maintenir leur budget pour l’achat de lunettes correctrices, et 7% entendent l’augmenter ;
  • pour les lunettes solaires, 77% des sondés déclarent maintenir leur budget, quand 5% déclarent même vouloir l’augmenter ;
  • 61 % des porteurs de lentilles de contact entendent maintenir leur budget d’achat, et 15% entendent l’augmenter.

Par ailleurs, les personnes interrogées continuent de plébisciter les produits fabriqués en France (77%) et les produits à forte valeur ajoutée (70%). Seule ombre au tableau: le déficit d’information des porteurs. Ainsi, plus de la moitié d’entre eux ne connaissaient pas la durée de validité de leur ordonnance de lunettes ou de lentilles. Ils étaient un tiers à ignorer qu’ils ont la possibilité de renouveler et faire adapter leurs lunettes ou leurs lentilles chez un opticien.

Les résultats du premier sondage OpinionWay pour le Gifo, ici

ophtalmologie

Délégation de tâche avec les opticiens: les ophtalmologistes peu convaincus

Le Syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof) a dévoilé les résultats d’une enquête menée auprès de 890 ophtalmologistes exerçant dans toute la France, consacrée à la reprise de l’activité dans les cabinets d’ophtalmologie. A cette occasion, un point a été fait sur les mesures à prendre pour accompagner la filière. Ainsi, 90% des ophtalmologistes pensent qu’il est inutile ou peu important de renforcer la délégation de tâche avec les opticiens.

Tandis que la précédente étude Snof avait montré une baisse d’activité d’au moins 95% durant le confinement, la filière connait aujourd’hui une reprise partielle : près des 2/3 des ophtalmologistes sont entre 60% et 100% de leur activité normale. Cette reprise d’activité devrait se poursuivre dans les semaines à venir : 77% des répondants estiment qu’ils retrouveront plus de 60% de leur activité de référence dans les 15 jours qui viennent et 41% plus de 80%. A court terme, cette hausse de la fréquentation peut influer sur les délais d’attente : en cette période transitoire, 30% des répondants estiment que leurs délais de rendez-vous sont plus importants qu’avant le confinement, mais dans les régions les plus touchées par le Covid-19, ils seraient plutôt en diminution. La profession souligne cependant l’urgence de former plus de professionnels et de s’appuyer sur le travail aidé, tout en continuant d’accroître certaines pratiques, comme les rendez-vous en ligne.

Thierry Bour, Président du SNOF, déclare ainsi : « Si la reprise se déroule dans les meilleures conditions sanitaires, grâce au travail de chacun, elle ne rassure pas la profession, qui s’attend à subir des conséquences économiques importantes dans les mois à venir, impactant directement les perspectives de recrutement. »

Une pratique collaborative

Deux semaines après le déconfinement, 70% des ophtalmologistes déclarent travailler avec une équipe au complet : secrétaire, orthoptiste…Un retour à la normale qui permet à une majorité d’ophtalmologistes (59%) de répondre à tous les types de demande de consultation. Dans certains cabinets cependant (41%), les effets de la période de confinement les obligent à privilégier les consultations les plus urgentes, les patients chroniques, notamment ceux instables, les patients qui n’ont pas pu consulter pendant la période de confinement et ceux adressés par un confrère. L’activité de bloc opératoire peine quant à elle à repartir : seuls 1/3 des ophtalmologistes chirurgicaux ont retrouvé leur activité habituelle.
Si les mesures sanitaires sont strictement respectées dans la quasi-totalité des cabinets (99,6%), et qu’ils sont 96% à imposer le port du masque à tous les patients, la situation reste tendue pour obtenir le matériel de protection. C’est le cas notamment pour les gants et/ou les blouses (31%), les masques FFP2 (50%).

La profession s’organise

La hausse d’activité implique une réorganisation dans les cabinets : 52% des ophtalmologistes déclarent vouloir augmenter leur temps de travail pour assurer la reprise, en réduisant leurs congés (30%) ou en élargissant les plages de consultation (22%). Par ailleurs, un ophtalmologiste sur dix envisage de proposer des heures supplémentaires à son personnel.
Les prochains mois s’annoncent en effet décisifs. Ainsi, 91% des ophtalmologistes interrogés évaluent que leur chiffre d’affaire 2020 sera inférieur à celui de 2019, dont 58% qui l’estiment très inférieur par rapport à l’année précédente. Les ophtalmologistes sont toutefois très peu à envisager le licenciement comme solution : les ¾ des répondants souhaitent conserver leur personnel en l’état, et 5% disent même vouloir recruter. Ils sont en tout cas nombreux à être favorables à la mise en place de nouvelles mesures financières comme l’instauration d’un forfait supplémentaire par acte le temps de la crise (27%) ou la remise à plat de tous les tarifs (26%). Interrogés sur les perspectives d’avenir, les avis sont partagés : 46% des ophtalmologistes sont plutôt optimistes et 46% plutôt pessimistes quant à l’avenir de l’exercice. A noter que les professionnels exerçant en groupe sont plus positifs (51%) que leurs confrères exerçant seuls (38%).

Formation, travail aidé, nouvelles technologies… Quelles mesures pour accompagner la filière ?

Pour anticiper l’après-crise, plusieurs propositions émergent. La formation et le travail aidé apparaissent comme les axes prioritaires pour l’avenir de la profession. Près de 70% des ophtalmologistes pensent qu’il est important voire essentiel de poursuivre le développement de l’équipe d’orthoptistes et d’assistants médicaux autour de l’ophtalmologiste, via le travail aidé. En revanche, 90% des ophtalmologistes pensent qu’il est inutile ou peu important de renforcer la délégation de tâche avec les opticiens. Enfin, 34% des professionnels interrogés estiment qu’il est essentiel ou important de développer les équipes en soins spécialisés – concept pourtant très récent, apparu dans la loi depuis moins d’un an.
Côté formation, 81% des ophtalmologistes sont favorables à l’ouverture de plus de postes d’internes – une proposition jugée essentielle par 42% d’entre eux – et 73% pensent que les stages d’internes en libéral devraient être plus développés.
Certains chantiers suscitent encore quelques réticences : si la téléconsultation a peu été utilisée pendant la crise (principalement du fait des difficultés à la mettre en place dans la filière, où les examens nécessitent des appareils spéciaux) et que seuls 12% des professionnels estiment que son renforcement est important voire essentiel, d’autres e-solutions déployées pendant le confinement sont vouées à être développées. Ainsi, la moitié des ophtalmologistes estime que la mise en place de rendez-vous en ligne est importante voire essentielle. L’e-prescription suscite elle aussi un réel intérêt : ils sont 44% à y être favorable, particulièrement chez les professionnels de moins de 50 ans. L’utilisation de logiciels d’intelligence artificielle divise quant à elle un peu plus : les ophtalmologistes sont 28% à juger la question importante pour l’avenir de la filière, contre 44% à la juger peu importante voire inutile. Enfin, la création de protocoles de télé-expertises avec les opticiens ne convainc que 6% des répondants.

Le Collège national des opticiens de France travaille pour l’avenir de la profession

Discret, mais néanmoins très actif, le Cnof (Collège national des opticiens de France), représentatif de la filière visuelle, travaille  sans relâche pour l’avenir de la profession. Ses travaux, ainsi que les différentes propositions qui en découlent, sont détaillés dans un livret intitulé « Opticien de santé, un métier d’avenir ».

Pierre Guertin, président du Cnof le souligne en préambule : « Pour l’ensemble de la filière visuelle, la meilleure vision du patient doit être au centre de toutes les préoccupations. Telle est la priorité du Cnof ».

L’un des objectifs du Cnof est que les opticiens deviennent les interlocuteurs prioritaires de la population, en partenariat avec les ophtalmologistes et les orthoptistes. Ce sujet est d’ailleurs d’actualité, au vue des délais d’obtentions de rendez-vous avec les ophtalmologistes.

Une formation Bac +3

Le collège a donc mené une réflexion de fond sur la filière et le métier. Au fil des différentes rencontres avec les Pouvoirs Publics et les professionnels, le Cnof a notamment rédigé un Référentiel d’activités et de compétences de l’opticien. Ces travaux ont permis de constater qu’une évolution de la formation était nécessaire ainsi qu’une harmonisation de l’enseignement au niveau Bac +3. Un référentiel est proposé qui permettrait à l’opticien de se positionner comme un acteur paramédical et qui pourrait s’inscrire dans la volonté des Pouvoirs publics d’universitariser l’ensemble des professions de santé.

Les propositions du Cnof

Le Collège propose de conserver la formation socle du BTS OL tout en la repensant. « C’est un grade de Licence, obtenu auprès de l’Université, dont certains cours en commun avec les orthoptistes, qui délivrerait le droit d’exercice, garant du monopole de l’opticien ».

Le référentiel d’activités et de compétences comprend 10 activités :

  1. Réalisation d’une prise en charge individualisée du patient
  2. Réalisation d’un examen de la vision
  3. Réalisation de prises de mesures
  4. Choix et réalisation d’un équipement
  5. Réalisation d’une adaptation en lentilles de contact
  6. Réalisation de prises en charge spécifiques
  7. Prévention santé
  8. Gestion des ressources
  9. Veille professionnelle, réalisation de travaux de recherche
  10. Formation et informations des professionnels et des futurs professionnels

A chacune de ces activités correspondent des compétences spécifiques, qui font, elles-mêmes, appel à des connaissances et des acquis d’apprentissage. Une première version, rédigée sous forme de document de travail, est soumis, en ce moment à un certain nombre d’écoles préparant au BTS OL et aux Licences Professionnelles, afin de bénéficier de l’expérience de professionnels de l’optique qui sont aussi enseignants et qui devraient l’enrichir encore de leur vision prospective. Une synthèse sera ensuite réalisée.

Sur le site Cnof-opticiens.org, vous trouverez le livret en ligne ou, sur demande, en version papier.

Vous pouvez également le consulter ici.

 

 

Concours Delabre 2020, le palmarès

La 10ème édition du Concours Delabre Lunettes a été mouvementée. Programmée pour une remise des prix le dimanche 15 mars à la Maison Familiale Rurale (MFR) de Brioux-sur-Boutonne, la délibération, commencée la veille a été stoppée net par le confinement. Deux mois plus tard, il a enfin été possible de délibérer et les lauréats viennent d’être annoncés.

Le concours a été initié par Daniel Delabre, opticien lunetier, Meilleur Ouvrier de France. Il est ouvert aux élèves des écoles d’optique françaises, toutes classes confondues. L’objectif est de réaliser manuellement, entre octobre et mars, une monture dont la face doit être en acétate de cellulose. La forme intérieure et les cotes des verres et du nez sont imposées. Cette année, 187 inscriptions provenant de douze écoles ont été enregistrées, et 70 projets ont finalement été présentés.

Le 20 mai, la délibération du jury, composé de Daniel Delabre, des fabricants Jean-Luc et Catherine Berthelot (Labotech) et de Guy Beyer, opticien et administrateur à la MFR, a enfin pu avoir lieu. Elle s’est déroulée à huis clos, dans les locaux de la MFR (Deux-Sèvres), partenaire de l’organisation du concours.
Les points sont attribués en fonction de sept critères : respect de la taille et de la forme imposée, respect de la largeur du nez imposée, régularité des épaisseurs (les cotes sont mesurées au 1/10ème de mm), caractères techniques (validité de la conception, galbe, angle de chasse, ouverture des branches, etc.), esthétique de la forme extérieure et des décors.

Le palmarès 2020

Premier prix : Sarah Slavic, CCI Angers, victorieuse pour sa troisième participation.

 

 

 

Deuxième prix : Ambre Marolleau, ESOO Angers.
Troisième prix, ex-aequo: Antoine Gerot, ESOO Angers et Valentine Sipolis, Fresnel Paris.
Le jury décerne ses félicitations à tous les élèves ayant présenté un projet pour la qualité de leurs réalisations,

Les thèmes des Opto’Webinars AOF de la semaine